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Accidents de la route: attention aux médicaments!

 

accidentroute2On connaît l'influence que la consommation d'alcool peut avoir sur la capacité de conduite.

L'alcool est un psychotrope, c'est-à-dire un produit qui agit sur le système nerveux central (une drogue dans le langage courant).

Les effets de l'alcool sont dépendants de la dose, mais on constate que le risque d'accident mortel est déjà multiplié par 2,5 avec un taux d'alcool de 0,5 ‰.

Il est difficile de prévoir un taux d'alcool en fonction de la consommation, car de nombreux facteurs ont une influence: la présence d'aliments dans l'estomac, la vitesse de consommation, le poids de la personne, etc. Il est possible que le taux toléré soit atteint chez certaines personnes avec la consommation d'un verre seulement de boisson alcoolisée (par exemple 25 cl de bière à 5° ou 12,5 cl de vin). Il faut environ 2 heures pour éliminer l'alcool d'un seul verre ingéré (4 heures pour 2 verres).

Rappelons qu'en Belgique, des sanctions sont prévues en cas de conduite avec un taux d'alcool supérieur ou égal à 0,5 ‰. Si ce taux reste inférieur à 0,8 ‰, le conducteur se voit imposer une interdiction de conduire de minimum 3 heures et il doit s'acquitter du montant d'une perception immédiate de 137,50 euros. En cas de renvoi devant le tribunal, le juge peut infliger une amende de 137,50 à 2.750 euros et une déchéance du droit de conduire. La sanction est plus sévère à partir de 0,8‰.

Vous pouvez lire sur ce site notre dossier consacré à l'alcool.

Les médicaments aussi

On parle moins souvent de l'effet des autres drogues sur la conduite. Pourtant, tous les psychotropes peuvent influencer le discernement, les capacités cognitives et motrices (les "réflexes") d'un conducteur : le cannabis (lire notre article), l'héroïne, la cocaïne, les amphétamines, mais également les médicaments anxiolytiques, les somnifères, les antidouleurs de la catégorie des stupéfiants, etc.
On compte ainsi 15 fois plus de conducteurs sous influence de ces drogues (y compris les médicaments) parmi les conducteurs blessés que parmi l'ensemble des conducteurs qui prennent part au trafic.

Une étude française récente démontre également un risque accru d'accidents de la route après prise d'un médicament antidépresseur ; le patient est plus particulièrement vulnérable au début d'un traitement ou lors d'une modification de ce traitement.

Il est donc certainement utile d'être prudent en cas de prise de tels médicaments.
On peut veiller à :

  •  demander conseil à son médecin
  • éviter de prendre le volant en cas de perception d'effets indésirables tels qu'une somnolence, un déficit de concentration ou d'attention, une agitation, etc
  • éviter absolument les mélanges de produits psychotropes (plusieurs médicaments ayant un effet psychotrope, médicament + alcool, médicament + cannabis, etc).

En cas d'accident ou d'infraction au code de la route, la responsabilité d'un conducteur ayant consommé un psychotrope peut être aggravée.

Bon à savoir : Selon l'Institut Belge de Sécurité Routière, la ceinture de sécurité "est l'un des moyens les plus simples et les moins chers de réduire les conséquences des accidents et de faire baisser le nombre de victimes de la route. De manière générale, la ceinture réduit de plus de 40% le risque de traumatisme crânien et d'environ 50% le risque de décès ou de lésions en cas d'accident". 

Mis en ligne le 26/3/2014

Photo © Kadmy - Fotolia.com & © M. Schuppich - Fotolia.com

Références
- Accidents de la circulation, antidépresseurs et stupéfiants. Rev Prescrire 2014 ; 34 (365) : 226.

- Institut Belge de Sécurité Routière 

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