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Alcool et cancer

Boire moins, c’est mieux...

alcool cancerLes scientifiques considèrent qu’il y a suffisamment de preuves épidémiologiques pour affirmer que la consommation d’alcool est en cause dans l’apparition de certains cancers. Un article publié récemment dans la revue Addiction le rappelle. 
Il évoque 7 cancers: ceux de l’oropharynx, du larynx, de l’oesophage, du foie, du côlon, du rectum et du sein.

Il est également possible, mais non démontré, que l’alcool accroisse aussi le risque de faire un cancer du pancréas, de la prostate et un mélanome.

Le risque de cancers liés à l’alcool est lié à la dose consommée; il est présent en cas de consommation légère à modérée, mais s’accroît souvent fortement en cas de consommation excessive.

Ainsi, des études évaluent que le risque de cancer des voies digestives supérieures est multiplié par 4 à 7 chez des personnes consommant plus de 50 grammes d’alcool par jour (soit plus de 5 unités standards), en comparaison avec des non buveurs.
A ce même niveau de consommation, il est multiplié par 1,5 pour les cancers du foie, du côlon, du rectum et du sein.

 

Une consommation légère à modérée augmente déjà légèrement le risque. Ainsi, dans une étude, les femmes qui avaient une consommation respectant les normes proposées par l’OMS (7 à 14 unités par semaines) avaient une augmentation du risque de cancer du sein de 13% (soit un risque multiplié par 1,13).

Pour en savoir plus sur la notion de verre standard et les normes de consommation proposées par l’OMS, lisez sur ce site notre dossier consacré à l’alcool.

Les études montrent aussi que, chez une personne consommant de l’alcool, le risque dimimue progressivement avec l’arrêt de l’alcool: ce risque devient similaire à un non buveur après une vingtaine d’années.

Une banalisation dénoncée

En France, l’Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie (ANPAA) a réagi par un communiqué à la publication de ces données dans la revue Addiction. L’association plaide pour une information honnête du public dans le cadre d’une politique de réduction des risques et de prévention des cancers.
Elle dénonce aussi les informations mensongères ou faussement rassurantes qui minimisent les dangers de l’alcool pour des raisons commerciales. 
Pourtant, chacun devrait accéder facilement aux éléments scientifiquement établis! Ceci afin de pouvoir les mettre dans la balance pour faire un choix éclairé et réduire les risques liés à la consommation de boissons alcoolisées. 

Rappelons que l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) propose des balises pour une consommation à moindre risque.
L'OMS recommande ainsi

  • Consommations régulières
    • Femmes : pas plus de 2 unités d'alcool en moyenne par jour (moins de 14/semaine).
    • Hommes : pas plus de 3 unités d'alcool en moyenne par jour (moins de 21/semaine).
    • Au moins un jour par semaine sans boisson alcoolique.
  • Consommations occasionnelles
    • Pas plus de 4 unités d'alcool en une seule occasion.

Une unité équivaut à une dose de 10 g d'alcool ou un verre standard.

Photos © _robbie_ - Fotolia.com & © aleutie - Fotolia.com

Mis en ligne le 15/11/2016

Références
- Connor J. Alcohol consumption as a cause of cancer. Addiction 2016. DOI: 10.1111/add.13477.
- Alcool et cancer: les preuves s’accumulent. Vin & Société désinforme. Association Nationale de Prévention en Alcoologie et Addictologie. 

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