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Alcool: des données inquiétantes?

Trop d'intoxications éthyliques chez des jeunes. 

Alcool fillesL'Agence intermutualiste (AIM) collecte les données dont disposent les sept mutualités belges.

Sur base d'une analyse de ces données, menée en collaboration avec l'Université et l'Hôpital universitaire d'Anvers, l'AIM a constaté un phénomème inquiétant. En 2013, 2.376 adolescents, âgés de 12 à 17 ans, se sont retrouvés à l'hôpital en état d'intoxication alcoolique présumée.

Ce chiffre correspond à une comptabilisation du nombre de jeunes admis dans les services d'urgences ou qui ont dû passer une nuit à l'hôpital, subissant le même jour un test d'alcoolémie.

Ce nombre est en augmentation par rapport aux années précédentes. En comparaison, leur nombre s'élevait à 2.209 en 2008.

L'intoxication alcoolique est plus fréquente chez les garçons que chez les filles, ainsi que chez les bénéficiaires de l'intervention majorée (BIM).
La moitié des cas sont survenus pendant le weekend ou lors d'un jour férié.
Environ 7 % des jeunes se retrouvent plus d'une fois par an à l'hôpital pour ce motif.

L'AIM souligne que l'intoxication alcoolique chez les jeunes n'est pas anodine.
Outre les maux de tête, d'autres effets peuvent survenir: agressivité, comportements sexuels à risque (allant jusqu'au viol), accidents liés à l'abus d'alcool...
L'intoxication aiguë par l'alcool peut aller jusqu'au coma.
A plus long terme, le cerveau peut être endommagé avec, en corollaire, une diminution définitive du quotient intellectuel et des conséquences sur les capacités d'étude.

Ces risques sont sérieux et ne semblent pas encore suffisamment connus des jeunes consommateurs.

Le binge drinking
Nous avons abordé ce phénomène dans notre dossier consacré à l'alcool.
L'expression "binge drinking" est parfois traduite en français par "biture express". Ce mode de consommation serait plus souvent adopté par des adolescents et de jeunes adultes. Le phénomène n'est pas nouveau et a été associé depuis très longtemps à des rites comme baptême et bizutage et à l'acceptation dans certains groupes (étudiants, professionnels, etc). Actuellement, on donne comme définition le fait de boire dans un intervalle court (certains précisent 2 heures) une quantité importante d'alcool (5 à 6 verres standards). Le but recherché est d'atteindre une ivresse rapide, un état second (une défonce).
L'attention des médias et de scientifiques a remis ce phénomène à l'ordre du jour. Il faut reconnaître qu'il y a matière à inquiétudes. Même si ces problèmes ne touchent pas tous les adeptes de ce mode de consommation, une telle alcoolisation rapide comporte des risques d'effets potentiels néfastes

- à court terme : coma éthylique (avec rarement décès) ; accidents de voiture, chutes, actes violents (bagarres), relations sexuelles non protégées (et parfois non consciemment consenties) avec risque de grossesse non désirée et d'infection sexuellement transmissibles;

- à moyen terme : des études ont mis en évidence chez des étudiants et adeptes réguliers du binge drinking, des troubles de l'attention, de la concentration et de la mémoire;

- à long terme, un risque légèrement accru de dépendance à l'alcool dans les années qui suivent.

Agir

Les parents et éducateurs ont certainement la responsabilité d'informer et de sensibiliser les jeunes adolescents. Ces derniers ne connaissent pas toujours les risques réels d'une consommation excessive.

Des mesures collectives, notamment réglementaires, devraient également être prises, notamment dans les mouvements de jeunesse et clubs sportifs, pour mieux encadrer la consommation d'alcool ou réduire la disponibilité des boissons alcoolisées.
De nombreux pays de l'Union européenne appliquent déjà une interdiction d'alcool pour les jeunes de moins de 18 ans, tant dans l'Horeca qu'au niveau de la vente de boissons alcoolisées.

Enfin, il est utile de rappeler les balises de consommation que l'Organisation Mondiale de la Santé et les experts ont établies.
Pour les adultes, il est recommandé, pour une consommation d'alcool à moindre risque, de ne pas dépasser:

  • pour une femme : 2 unités d'alcool en moyenne par jour (moins de 14/semaine)
  • pour un homme :  3 unités d'alcool en moyenne par jour (moins de 21/semaine)
  • et de prévoir au moins un jour par semaine sans boisson alcoolisée.

Pour les consommations occasionnelles, une quantité de 4 unités d'alcool ne devrait pas être dépassée. Attention: cette quantité ingérée en peu de temps amène l'alcoolémie au-délà des limites tolérées en sécurité routière! 
Vous trouverez plus d'informations sur ce site dans notre dossier consacré à l'alcool

Photos© Halfpoint - Fotolia.com & © belahoche - Fotolia.com

Mis en ligne le 21/4/2015

Références
D'après un communiqué de l'Agence Intermutualiste (10/2/2015).

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