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"Bio" consommateurs: les résultats d'une enquête

Grâce à plus de 50 000 internautes français, on en sait davantage sur le profil des consommateurs d'aliments "bio".
Qui sont les consommateurs des produits de l'agriculture biologique, que mangent-ils, quels sont leurs apports nutritionnels ?

bioconsoPour le révéler, 54.311 internautes ont répondu à un questionnaire sur le "bio", thème habituellement peu visité par les études scientifiques. Ces répondants font partie des 250.000 internautes français qui participent à Nutrinet santé, une enquête au long cours : elle vise à en savoir plus sur notre nutrition et sur ses conséquences sur notre santé. Les premières conclusions de la recherche sur les "bio-consommateurs" viennent d'être publiées (1).

Sans grande surprise, 69,9 % des répondants perçoivent les produits bios comme meilleurs pour la santé et, à 83,7%, comme meilleurs pour l'environnement.
Mais 51% les jugent aussi trop chers. Cet argument explique d'ailleurs pourquoi certains des répondants (19.193) ne mangent pas "bio".

Les consommateurs occasionnels (27.512) et réguliers (7.606) forment un groupe qui bénéficie d'un niveau d'éducation plus élevé, mais au revenu identique à celui des non-consommateurs (sauf pour ceux qui n'achètent pas du "bio" en raison de son prix).

Le mangeur "bio" est physiquement plus actif. Il opte davantage pour les produits végétaux et non raffinés. Il mange plus de fruits, de légumes, de légumes secs, de fruits à coque, d'huiles végétales, de céréales complètes. En revanche, il se passe plus volontiers de boissons sucrées ou alcoolisées, il se nourrit moins de charcuteries, de lait et de fast-foods.

Clairement, l'alimentation globale des consommateurs de "bio" s'approche le plus de celle prônée par les recommandations du Plan National Santé Nutrition français, avec les atouts d'une alimentation bénéfique pour la santé.
Et si les consommateurs de bio ingèrent autant de calories que les autres, leur apport en vitamines, en minéraux, en acide-gras oméga 3 et en fibre est supérieur. De plus, leur probabilité de surpoids ou d'obésité est moindre.

L'enquête va se poursuivre pendant cinq ans pour s'intéresser aux effets à long terme de ce type de consommation sur l'état nutritionnel, ainsi qu'aux risques ou aux protections des maladies chroniques qui peuvent en découler.

Des clics pour notre alimentation
Intéressé par la nutrition et la santé ? Envie d'apporter, de Belgique, son grain de sel à la plus grande étude jamais lancée sur Internet ? C'est possible !
Lancée en 2009, l'enquête Nutrinet Santé (1) ambitionne de réunir 500.000 internautes francophones. Depuis cet été, les Belges ont été conviés à entrer dans le pot commun. Sur les 50.000 volontaires espérés, 2.000 personnes ont, pour le moment, accepté de répondre, plusieurs fois par an, à des questionnaires confidentiels. Les réponses ne prennent pas plus de 20 minutes (à chaque fois) et tournent toutes autour d'un seul thème : la nutrition.
Objectifs ? Entre autres : comprendre les relations entre la nutrition (l'alimentation et l'activité physique) et la santé, améliorer la lutte contre les maladies chroniques majeures que sont les maladies cardiovasculaires, les cancers, le diabète, l'hypertension artérielle, la migraine, les allergies, le déclin cognitif. Mais, aussi, mieux saisir les déterminants des comportements alimentaires et de l'état nutritionnel.
Tous les plus de 18 ans, bien portants ou malades, et quelque soit leur alimentation ou leur hygiène de vie, peuvent participer et s'inscrire sur www.etude-nutrinet-sante.be (2).

Photo © Malgorzata Kistryn - fotolia.com & M Studio - fotolia.com

Mise en ligne le 23/10/2013

Référence
- (1) Revue scientifique internationale PlosOne (18 octobre 2013)
- (2) Sous la coordination du Pr Serge Hercberg, Inserm. Les données belges seront coordonnées par le Pr Jean Nève (ULB) et par le Pr Véronique Maindiaux (Institut Paul Lambin, Bruxelles).

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