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Conduite et médicaments

Prudence!

securite routiere medicaL’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR) lance une campagne de sensibilisation ce 9 mai: « Un médicament peut provoquer un accident ».

L’AWSR rappelle en effet que certains médicaments provoquent des effets secondaires pouvant altérer les capacités à la conduite.

Quels sont les médicaments concernés ?

Il s’agit principalement des benzodiazépines (anxiolytiques et/ou somnifères) et des antidépresseurs, mais aussi de certains antidouleurs (opiacés, notamment codéine) et des médicaments antihistaminiques (utilisés en cas d’allergie)

L’enquête de santé menée en 2013 par l’Institut Scientifique de Santé Publique (ISP) montre qu’en Wallonie, 14% (contre 11% en Belgique) des personnes de 15 ans et plus ont, selon leurs propres dires, consommé des psychotropes au cours des dernières 24 heures : 7% des benzodiazépines (6% en Belgique) et 6% des antidépresseurs (5% en Belgique).

 

Les personnes âgées sont plus nombreuses à consommer des médicaments psychotropes que les personnes appartenant aux catégories d’âge plus jeunes. Or elles cumulent simultanément plusieurs maladies et utilisent souvent différents médicaments en même temps.

En 2015, 468 millions de doses journalières définies de benzodiazépines ont été délivrées à des patients belges.
Les noms commerciaux des benzodiazépines le plus souvent délivrées sont: Loramet®, Noctamid®, Stilaze®, Zolpidem®, Stilnoct®, Zoldorm®, Lorazépam®, Temesta®, Serenase®, Xanax®, Topazolam®, Bromazépam®, Lexotan®, Anxiocalm®, Diazépam®, Valium®, Clozan®, Zopiclone®, Imovane®.

Quels sont les effets indésirables de ces médicaments?

Parmi les effets indésirables les plus fréquemment observés, citons : une somnolence, une vigilance amoindrie, une capacité de jugement atteinte, une diminution des réflexes, une vision altérée, des vertiges, des mouvements perturbés...

Les effets problématiques sur la capacité de conduite dépendent du type de substance, de la quantité absorbée et de la sensibilité individuelle, mais aussi du contexte dans lequel cette substance a été consommée.

Attention : L’usage de médicaments dans le cadre d’un traitement médical peut aussi poser problème. Mais c’est encore plus le cas si le dosage prescrit est modifié à l’initiative du patient (auto-médication) ou détourné à des fins « récréatives » (usage à titre de « drogue »).

Une enquête de l'ASWR

L’AWSR a réalisé une enquête d’opinion auprès de 1.330 Wallons du 20 au 30 janvier 2017. Un questionnaire a été adressé à un panel en ligne de 1327 Wallons âgés de 18 à 35 ans.
En voici quelques résultats :

  • 75% des Wallons savent qu’il existe un risque avec certains types de médicaments. Un quart des conducteurs l’ignore donc.
  • Les conducteurs sous influence de médicaments ont cependant tendance à minimiser les effets négatifs des médicaments (antidépresseurs, anxiolytiques, somnifères, antihistaminiques, opioïdes médicaux...) sur les aptitudes des conducteurs.
  • 10 % des conducteurs ont avoué conduire sous influence de médicaments et d’alcool. Cette association est très dangereuse.
  • 36% des Wallons interrogés ont déclaré avoir déjà conduit au moins une fois au cours des 12 derniers mois sous influence de médicaments pouvant altérer les capacités de conduite
  • 11% des Wallons interrogés conduisent sous influence de médicaments une fois par semaine.

Les règles d'or

L’ASWR propose une série de règles d’or pour les conducteurs

  • Se méfier des effets secondaires des médicaments, mêmes ceux qui paraissent anodins et qui, pour certains, peuvent être obtenus sans ordonnance. Des médicaments aussi courants et banals qu’un simple sirop contre la douleur, la toux, un antigrippal ou une pilule contre le mal de voyage contiennent des substances susceptibles de provoquer l’assoupissement et d’altérer les capacités de conduite.
  • Lire attentivement la notice d’utilisation des médicaments et, en particulier, les contre-indications en cas de conduite d’un véhicule.
  • Prendre toujours les doses prescrites et respecter les heures et les conditions de prise.
  • Le moment de la prise est très important. La prise d’un sirop qui contient de la codéine ou de produits à effet sédatif, comme les antihistaminiques devrait être réservée au coucher.
  • En cas de doute sur les effets secondaires, ne pas hésiter à demander conseil à son médecin ou pharmacien. Signaler que vous conduisez et ne pas oublier de mentionner les autres médicaments que vous prenez.
  • Etre particulièrement attentif en début de traitement, en cas de dépassement de la dose autorisée ou si vous combinez plusieurs médicaments.
  • Eviter de consommer de l’alcool, même de manière modérée. La prise concomitante de certains médicaments et d’alcool modifie fortement leurs effets indésirables sur la perception et la concentration.
  • Arrêter de conduire dès que vous constatez des effets secondaires (difficultés à rester éveillé ou à vous concentrer, vertiges, troubles de la vue, etc.). Il se peut que vous ne remarquiez pas ces signes, mais que d’autres personnes les voient et vous alertent. Écoutez-les.
  • Préférer la conduite de jour à celle de nuit.
  • Eviter d’entreprendre de longs trajets. Pour des voyages de plus d’une heure, faites-vous plutôt conduire.
  • Ne pas boire du café pour combattre les effets secondaires d’un médicament. Cela ne sert à rien !

Bon à savoir : Si vous êtes un professionnel de la route (chauffeur de camion, de bus...), rappelez-le à votre médecin lorsqu’il vous prescrit des médicaments.

Photos: AWSR

Mis en ligne le 09/05/2017

Référence
Dossier de presse de l’ASWR. 09/05/2017

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