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Dépression et suicide

En Belgique, chaque année, plus de 2.000 personnes se suicident, et bien davantage encore tentent de le faire.

suicideLe 10 septembre est décrété "journée mondiale de prévention du suicide". Le suicide est un sujet complexe. Pour le comprendre, il faut d’abord se libérer des nombreux préjugés et jugements de valeur qui l’accompagnent.
Par exemple, il est faux de croire que celui ou celle parle de suicide ne passe pas à l’acte: au contraire, près de 75 % des décès ont été annoncés.
Faux également de croire qu’une personne qui a "raté" son suicide a "fait du cinéma pour attirer l’attention". Une tentative n'est jamais anodine: c'est un appel à l’aide!
Il faut aussi savoir que des personnes entourées socialement ou "joviales" peuvent se suicider.

La dépression: une cause de suicide

En cas de dépression, la tristesse et la souffrance sont constantes. Les autres signes sont variés: anxiété, manque d’énergie, perte de libido, pleurs, fatigue anormale, troubles du sommeil ou de l’appétit, maux de tête, maux de ventre, problèmes de mémoire, d’attention ou de concentration, etc.
Ces signes peuvent être présents à différents degrés de gravité.
La personne déprimée peut cultiver des pensées négatives ou même suicidaires.
La dépression, dans ses formes les plus sévères, est une cause importante de suicide. C’est la raison pour laquelle le médecin évoquera ce sujet lors d'une consultation.

Vous pouvez lire sur ce site notre article "Dépression".

La prévention du suicide

Il est rare qu'un suicide résulte d'un acte impulsif, non réfléchi auparavant.
Avant de passer à l’acte, souvent, la personne envoie des signaux.
Connaître et repérer ces messages est important pour pouvoir la soutenir.

Les paroles de la personne sont souvent révélatrices. Elles peuvent être directes : "Ah, si je pouvais ne pas me réveiller", "Je ferais mieux d'en finir", "Je vais finir par me mettre sous un train...". Elles sont aussi indirectes ou plus implicites : "Vous seriez mieux sans moi", "Je suis inutile", "J'ai tout raté dans ma vie..."
Des attitudes et des comportements de tristesse, de découragement, d'agressivité, d'isolement, de mise en ordre de ses affaires privées, de dons d'objets personnels, une consommation inhabituelle d'alcool ou de substances sont également indicatives.

Une personne qui a déjà tenté de se suicider présente un risque accru de recommencer. Le danger de "réussir" un suicide s'accroît à chaque tentative.

Parler du suicide n’encourage pas la personne à passer à l’acte, pour autant que l'on reconnaisse sa souffrance. De manière générale : ne jugez pas la personne, ne la culpabilisez pas, ne lui faites pas la morale, ne la mettez pas au défi de se supprimer, ne sous-estimez pas ce qu'elle dit.

En cas d'inquiétude

  • Prenez la personne à part, dites-lui que vous vous faites du souci pour elle. Donnez lui l'occasion de parler, de s'exprimer.
  • Demandez-lui s'il lui arrive de penser au suicide et prenez sa réponse au sérieux.
  • Assurez-là de votre aide et suggérez de trouver, avec elle, des solutions adaptées ou des gens qui pourront la soutenir.
  • Encouragez-là à prendre contact avec des aidants spécialisés : médecins généralistes, psychologues, psychiatres, services d'urgence, structures d'écoute téléphonique comme celle du Centre de Prévention du suicide (24H/24, écoute au 0800 32 123).

Vous pouvez lire sur ce site notre article consacré au "Le suicide: intense souffrance".

Photos opticaltech - Fotolia.com & © treenabeena - Fotolia.com

Mis en ligne le 09/09/2017

Références
Voir les références des articles "dépression" et "Le suicide: intense souffrance"? 

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