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Epidémie d'Ebola

Certains voyages sont déconseillés.

ebola2Une flambée de fièvre hémorragique à virus Ebola sévit en Afrique de l'ouest depuis février.
Partie de Guinée, elle s'est propagée aux pays voisins (Libéria, Sierra Leone et Nigéria).

En date du 9 août, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recensait dans ces quatre pays 1.848 cas.

1.013 des patients concernés ont succombé à la maladie. Avec un taux de létalité pouvant atteindre 70-90%, celle-ci est particulièrement virulente.

Ce n'est pas la première fois que l'Afrique connaît des pics de fièvre hémorragique Ebola, dont le virus a été détecté pour la première fois il y a bientôt 40 ans. Mais la flambée qui sévit aujourd'hui est la plus grave, et la première à ne pas être circonscrite à des zones rurales isolées. La situation n'est pas considérée sous contrôle.

Contagion par contact étroit

La période d'incubation de la maladie à virus Ebola peut aller de 2 à maximum 21 jours.

L'infection se transmet par contact direct avec du sang, des sécrétions/liquides organiques (urine, sueur, sperme, salive, selles, vomissements, etc.) ou des tissus de personnes ou d'animaux infectés, ainsi qu'avec des objets contaminés par ces matières.

Les malades sont contagieux une fois que se manifestent les symptômes : fièvre, faiblesse, douleurs musculaires, céphalées et mal de gorge, qui sont suivis par des vomissements, de la diarrhée, une éruption cutanée et, dans certains cas, des saignements.
S'il est faible aux premiers stades de la maladie, le risque de transmission augmente quand celle-ci s'aggrave. La dépouille d'un patient décédé reste très contagieuse.

Il n'y a pas de vaccin contre la fièvre hémorragie à virus Ebola, ni de traitement spécifique. Les soins dispensés consistent à soulager les symptômes.

Les personnes les plus exposées à la contamination sont les parents et les proches des malades, ainsi que l'équipe soignante qui prend ces derniers en charge. C'est ainsi que quelques ressortissants américains et européens, au service d'organisations humanitaires, ont été rapatriés car ils ont contracté la maladie. Certains font actuellement l'objet de traitements expérimentaux, non encore homologués. L'urgence de la situation justifie cette mesure exceptionnelle avalisée par l'OMS.

Eviter les voyages non nécessaires

L'OMS a édicté une série de mesures de prévention destinées à enrayer la progression du virus dans les contrées touchées.

Peut-on encore s'y rendre ?
Le SPF Affaires étrangères déconseille les voyages non essentiels en Guinée Conakry, au Liberia et en Sierra Leone. Il n'y a actuellement pas de restrictions visant le Nigéria, moins touché.

Si une raison impérative vous pousse néanmoins vers l'une de ces destinations, il est possible de limiter le risque d'infection en prenant quelques précautions, dont les premières consistent à :

  • éviter de se déplacer ou de séjourner dans les zones du foyer de l'épidémie,
  • éviter tout contact avec (le sang et les fluides corporels d') un patient ou animal infecté ou décédé
  • ne pas consommer la viande d'animaux sauvages.

Les médecins sur le qui-vive

Il est recommandé aux voyageurs revenant des pays concernés, s'ils présentent endéans les trois semaines de leur retour des signes de maladie infectieuse, de solliciter aussitôt un avis médical en mentionnant leur récent déplacement.

Les médecins et hôpitaux ont été sensibilisés à la problématique. Dans notre pays, par exemple, le Conseil supérieur de la santé a émis des consignes à destination de la communauté médicale, sur l'identification et la procédure de prise en charge des personnes chez lesquelles une infection est suspectée ou confirmée.

Le SPF Santé publique admet qu'il est possible qu'une personne infectée par le virus Ebola arrive en Belgique. Selon lui, il est toutefois peu probable que la maladie puisse se répandre chez nous, n'étant pas assez contagieuse et se heurtant à des systèmes de surveillance développés et des moyens de diagnostic rapide.

Photo© jpgon - Fotolia.com & © Lonely - Fotolia.com

Mise en ligne : 19 août 2014

Références
- Site de l'OMS http://www.who.int/csr/disease/ebola/fr/
- Site du SPF Santé publique http://www.health.belgium.be/eportal/Myhealth/19097614_FR
- Site de l'Institut de médecine tropicale http://www.itg.be/itg/GeneralSite/Default.aspx?WPID=688&MIID=637&IID=367&L=F
- Site du Conseil supérieur de la santé http://www.health.belgium.be/internet2Prd/groups/public/@public/@shc/documents/ie2divers/19097511.pdf.

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