• La violence psychologique
  • Mutualité Chrétienne
  • Mutualité Chrétienne
  • Pensez à vous faire vaccinner
  • Solidaris – Mutualité Socialiste
  • Le cancer de l'intestin
  • Solidaris – Mutualité Socialiste

Enfant et alcoolisme familial

Parler est vital

site enfant alcoolLes enfants dont un parent a une consommation problématique d’alcool vivent des situations complexes et douloureuses.

Privés de l’insouciance habituellement associée à l’enfance, ils doivent au contraire se développer dans un environnement générateur de sentiments violents.

Car ils ressentent souvent la peur, qu'elle soit liée au comportement du parent dépendant vis-à-vis d’eux, à ses actes déplacés en public, à ses problèmes de santé et accidents, à la menace latente d’une perte d’emploi,etc.

La honte et la culpabilité sont souvent envahissantes.

Il est en effet difficile pour l’enfant d’être fier des débordements et attitudes du parent dépendant. Même s’il n’est en rien responsable du comportement de son parent, l’enfant peut s’en sentir coupable. Il peut ressentir des sentiments très partagés, voire violents, vis-à-vis de ce parent : entre amour et haine, pitié et colère, sa propre violence lui fait parfois peur.

Une grande solitude est généralement ressentie: le honte et la peur d’en parler à l’extérieur de la maison isole ces enfants qui risquent de perdre les repères balisant une vie "normale", et ainsi de se renfermer.

A l’âge où d’autres adolescents s’éloignent dans la sérénité, quittent par exemple le foyer pour un kot par exemple, il leur est difficile de partir : en raison de la peur de ce qui va se passer pour les autres membres de la famille dont ils se sentent responsables, d’un sentiment de culpabilité de les "abandonner", de l’illusion de perdre un contrôle de la situation… qu’ils n’ont de toute façon pas.

Un site éclairant

Le Réseau Dépendance Bruxelles-Est a mis en ligne un nouveau site Internet destiné aux enfants dont l’un des parents est ou a été dépendant à l’alcool. Ils y trouveront des réponses aux questions qu'ils se posent, des réflexions pour les aider à comprendre ce qu'ils vivent et des pistes pour savoir comment réagir.

Une rubrique propose des réponses aux questions suivantes, liées au besoin d’agir face à la situation :

  • Puis-je aider mon parent qui boit ?
  • Que dire si mon parent ne reconnaît pas son alcoolisme ?
  • Comment aborder le problème d’alcool avec le parent qui ne boit pas ?
  • J’ai envie d’en parler mais je n’ose pas
  • À qui en parler ?
  • Suis-je obligé de dire la vérité si on me pose des questions ?
  • J’ai toujours envie d’aider ma famille, est-ce normal ?
  • Dois-je cacher les bouteilles, les clés de voiture ?
  • Puis-je dire NON ?

Ainsi, à la première question relative à la possibilité d'aider le parent qui boit, la première réponse fuse, très nette: "NON. La personne doit décider elle-même de se soigner. Personne d'autre ne peut le faire et surtout pas ses enfants qui sont déjà, du fait du problème d'alcool de la mère ou du père, dans une position très délicate." Puis le propos se nuance, évoquant une manière d'aider indirecte, en parlant à certaines personnes, même si cela reste souvent compliqué.Car "la situation est trop lourde pour garder cela pour soi. Il est essentiel de pouvoir s’adresser à un adulte de confiance afin d’être écouté, compris par lui et que cette personne respecte et ne juge pas le parent qui boit. Un médecin, un psy, un prof, un éducateur, un membre de la famille élargie, un voisin, peuvent occuper cette place. Il existe aussi des personnes spécialisées en alcoologie (médecins, psychiatres, psychologues, psychothérapeutes) qui peuvent aider car ils connaissent bien le problème de l’alcoolisme et ses effets sur la famille et les enfants."

Le site propose aussi quelques suggestions de lectures, appropriées selon l’âge (6-12ans ; 12-14 ans ; 14 ans et plus).

Trouver de l’aide

Le site rappelle qu’il est possible de trouver de l'aide auprès de son médecin généraliste, du centre PMS de l'école ou de tout autre service psycho-médico-social (Service de Santé Mentale, Planning familial, SOS enfants, ...).

Il signale aussi les numéros d'appel des services d'aide et d'écoute au téléphone: 

  • Le 103: Ecoute-Enfants, service destiné aux enfants, adolescents et adultes en contact avec des enfants. Il propose une écoute téléphonique anonyme et gratuite 7j/7 de 10h à minuit.
  • Le 107: Télé accueil, service qui propose une écoute téléphonique anonyme et gratuite 24h/24.

Pour en savoir plus: Site "Parler de l’alcoolisme... de son père/de sa mère/ de son frère/ de sa sœur". www.quandunparentboit.be

Photo © Three Rocksimages

Mis en ligne le 22/12/2015

Référence
Site "Parler de l’alcoolisme... de son père/de sa mère/ de son frère/ de sa sœur.

Consultez également toutes nos actualités :