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Le sel iodé: recommandé

Un grain de sel qui change tout…

iode1Les initiatives prises lors de ces quinze à vingt dernières années donnent des résultats : la population manque moins d'iode qu'auparavant. Même si tout n'est pas encore parfait...

Une page se tourne : les différentes études examinées par le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) montrent que la population belge améliore son statut iodé.

Cela signifie qu'en Belgique, l'apport de ce nutriment essentiel à un développement physique et intellectuel harmonieux devient suffisant, permettant ainsi de sortir d'un état de "carence marginale".


Ce résultat positif est déjà confirmé chez les enfants de 8 à 12 ans. Dans l'avis publié par le CSS, les experts relèvent néanmoins un grain de sable : chez les femmes en âge de procréer, les femmes enceintes et celles qui allaitent, les taux d'iode ne sont pas encore conformes aux besoins.

A quoi sert l'iode?
C'est un oligo-élément qui joue un rôle important pour le bon fonctionnement de la thyroïde. Une carence importante en Iode entraîne une baisse de production d'hormones thyroïdienne et peut provoquer une hypothyroïdie (lire notre article "quand la thyroïde s'endort"). 

Préférer le sel iodé…

Manifestement, les différentes mesures prises ces dernières années pour renverser la tendance négative en matière d'iode ont donné des résultats. Mais il s'agit de les poursuivre (tout en les coordonnant entre les Régions et Communautés), signale le CSS, qui détaille une série de recommandations.

Certaines sont destinées aux chercheurs ou aux professionnels de santé. Ainsi, il est demandé à ces derniers de prescrire un complément alimentaire adéquatement dosé en iode aux groupes cibles que sont les femmes enceintes et allaitantes.

D'autres mesures concernent le secteur alimentaire.
En 2002, 12 % des boulangers utilisaient un sel iodé. En 2011, ce chiffre était passé à 44%1. Le CSS plaide pour que davantage de boulangers adoptent cette pratique, sur une base volontaire.
De même le secteur de la restauration est invité à coordonner des efforts dans ce sens.

La vente de sel iodé (de 10 à 15 mg/kg) à la population devrait également pouvoir être pratiquée à un prix (plus) concurrentiel, et avec des indications claires permettant aux acheteurs d'éviter toute ambiguïté par rapport aux sels non iodés.

… sans excès

Enfin, rappelle le CSS, le grand public est directement concerné par les mesures à prendre. En effet, il doit continuer à être conscient de la nécessité de maintenir un statut iodé suffisant, et connaître les moyens pour atteindre et conserver un taux conforme aux besoins de santé.

En ce qui concerne le sel iodé, 37 % des familles le choisissent pour leur table. Ce pourcentage reste insuffisant au regard des recommandations internationales visant à l'éradication de la déficience iodée, avec au moins 90 % de familles achetant un sel iodé.

Les experts du CSS admettent que les différents messages concernant le sel peuvent paraître un brin confus. En effet, d'un côté, on prévient les Belges qu'ils consomment manifestement trop de sel. De l'autre, on leur dit qu'il faut saler...
A chacun de comprendre que ceci peut se réaliser en assaisonnant exclusivement iodé et en toute modération.

Le tout sans oublier de déguster poissons, fruits de mer et... laitages : ces derniers sont actuellement notre source principale d'apport en iode.

Photo © Spofi - Fotolia.com & © Pixelbliss - Fotolia.com

Mis en ligne le 17/06/2014

Références.
Stratégies visant à augmenter l'apport iodé en Belgique. Evaluations et recommandations. Avis du Conseil supérieur de la santé 8913.
 

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