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Mal de mer, mal des transports

Des sensations bien désagréables...

mal des transportsDe nombreuses personnes sont sujettes au mal des transports.
Les signes en sont multiples: nausées, avec parfois vomissements; inconfort abdominal; sueurs; pâleur; hypersalivation; baîllements; sensations de faiblesse; maux de tête.

Généralement, ces manifestations s’atténuent au cours du déplacement et cessent 15 à 30 minutes après la fin de celui-ci.
En cas de voyage prolongé (croisière par exemple), elles disparaissent généralement après 2 à 3 jours, par un mécanisme d’adaptation progressif.

On explique le mal des transports par un déséquilibre des informations transmises au cerveau, d’une part par les yeux et d’autre part par l’oreille interne (les "canaux semi-circulaires" qui gèrent notre équilibre).
Les informations discordantes relatives aux déplacements du corps dans l’espace et à sa position induisent les troubles.

Les déclencheurs du mal des transports

Le mal de mer est la variante la plus célèbre sans doute du mal des transports.
Mais les personnes sensibles peuvent ressentir ces sensations désagréables également en avion, en train et/ou en voiture.

Les phénomènes de roulis, de tangage, de "trous d’air", les freinages et accélérations successifs, l’enchaînement de virages, etc. déclenchent les malaises.
Chez les personnes qui y sont sujettes, un cercle vicieux peut s’installer, puisque la crainte du trajet (tout comme un état anxieux en général) accentue la sensibilité aux effets du déplacement.

Certaines personnes sont plus sensibles au mal des transports. Il s’agit notamment des individus souffrant de migraines, des enfants entre 2 et 12 ans, des femmes plus particulièrement pendant la grossesse.

Prévention et traitement

Les conseils classiques pour éviter ou réduire l’intensité du mal des transports sont bien connus:

  • choisir une place située à l’emplacement le plus stable du véhicule (la place avant dans une voiture ou un bus, le centre d’un bateau ou le niveau des ailes dans un avion)
  • se positionner dans le sens de la marche
  • dans un bateau, préférer le pont aux espaces intérieurs
  • regarder loin devant soi, l’horizon par exemple
  • éviter de plier le cou (par exemple pour regarder quelque chose sur ses genoux): il est préférable de soutenir la tête par un coussin
  • porter des vêtements chauds et respirer de l’air frais (éviter les fortes odeurs).

On peut aussi s’allonger et/ou fermer les yeux, s’occuper l’esprit en parlant ou en écoutant de la musique.

Par contre, il est déconseillé de lire, de regarder un écran, de consommer de l’alcool, avant ou pendant le voyage.

Certains médicaments peuvent atténuer le mal des transports.

C’est le cas des "antihistaminiques H1", mais généralement au prix d’une somnolence.
Ils sont plus efficaces

  • lorsqu’ils sont pris préventivement, plutôt qu’après apparition des premiers signes
  • lorsqu’ils sont pris au moins 60 minutes avant le déplacement: en effet, le mal des transports entraîne des perturbations du fonctionnement du tube digestif et un ralentissement de l’absorption des médicaments.

Les antihistaminiques H1 ont d’autres effets indésirables que la somnolence: notamment sécheresse des yeux et de la bouche, constipation, tachycardie, confusion, etc.
Les personnes âgées sont plus susceptibles d’avoir des effets indésirables, tout comme certains patients ayant, par exemple, une hypertrophie de la prostate, un reflux gastro-oesophagien, des troubles du transit intestinal.

Une autre possibilité de traitement est la pose (5-6 heures avant le voyage) d’un patch sur la peau, contenant de la scopolamine. Ici également, sécheresse buccale, somnolence et troubles de la vision peuvent survenir.

On l'aura compris, ces médicaments doivent être prescrits par un médecin, afin de respecter les précautions et contre-indications propres à chaque patient. 

Feu orange : En raison de leurs effets indésirables, il est préférable de ne pas recourir aux médicaments contre le mal des transports pour des signes légers.

Attention : En raison de leur effet sédatif, les médicaments contre le mal des transports ne peuvent être utilisés par le conducteur d’une voiture.

Photos © lassedesignen - Fotolia.com & © leungchopan - Fotolia.com

Mis en ligne le 08/11/2016

Références:
- Mal des transports. Article ID: ebm00171(008.003). www.ebmpracticenet.be. Site réservé aux médecins.
- Mal des transports. L’essentiel sur les soins de premier choix. Rev Prescrire . 2016; 36 (335): 678-680.

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