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Sécurité routière: ni alcool… ni GSM

La distraction serait une cause importante d'accidents de la route!

GSM alcool volantSur les 9 premiers mois de l’année 2015, l ‘IBSR a enregistré 467 tués sur place et 30.110 accidents corporels sur les routes belges1.

Dans un communiqué de janvier 2016, l’IBSR présentait les résultats d’une enquête annuelle sur l'insécurité routière, menée également dans des pays voisins (Allemagne, France, Pays-Bas et Royaume-Uni)2.

Par rapport à nos voisins, les répondants belges signalent plus souvent être confrontés à des conducteurs distraits, généralement par des éléments externes à la conduite, comme des GSM, la radio, etc. 

Les Belges évoquent aussi plus souvent un comportement irrespectueux des autres conducteurs.
Mais on ne peut affirmer que les usagers adoptent une conduite plus distraite et agressive sur les routes belges ; en effet, peut-être les Belges s’en indignent-ils davantage?
Mais dans tous les pays, les répondants à l’enquête constatent que les comportements discourtois dans la circulation sont en croissance.

Environ 1 Belge et 1 Français sur 5 reconnaissent avoir pris le volant sous influence de lalcool au cours des 30 jours précédant l’enquête, et pour certains plus d’une fois. Ce comportement à risque est moins fréquent en Allemagne et aux Pays-Bas.
Pour plus d'informations sur les taux d'alcool tolérés dans le sang, vous pouvez lire sur ce site notre article "Une bière n'est pas l'autre…"

Le sentiment d’insécurité exprimé par les répondants est plus important parmi les cyclomotoristes et les motocyclistes, suivis des cyclistes. Ces derniers se sentent le plus en sécurité en Flandre, un peu moins à Bruxelles et encore moins en Wallonie.
Les pays où les cyclistes se sentent le plus en sécurité (́Pays-Bas et Allemagne) sont aussi ceux où les usagers se déplacent plus souvent en vélo.

Selon les répondants belges, la première cause des accidents de la route est la vitesse. Les répondants des pays voisins pointent davantage du doigt l'alcool au volant. La distraction, les drogues et l’agressivité complètent ce top 5, identique dans les pays étudiés.

GSM et smartphones : une source d’insécurité sur nos routes

Des chercheurs ont étudié quels étaient les facteurs de risque les plus fréquents au volant. Les observations, basées notamment sur la présence de caméras et de senseurs dans les véhicules de 3.500 conducteurs, suivis pendant 3 années, sont issues d’une base de données reprenant 905 accidents. L’analyse des données a permis d’établir un classement des actes les plus dangereux des conducteurs.

Ces chercheurs mettent en exergue qu'au volant, toute tâche ou activité se fait au détriment de la sécurité du conducteur et de ses passagers.
Ils relèvent des causes de distraction qui accroissent très significativement le risque d’accident. Ainsi, le conducteur faisant un appel téléphonique sur son GSM tenu en main multiplie son risque de crash par 12, celui lisant son smartphone le multiplie par 10. L’interdiction de téléphoner sans système mains libres est donc bien utile! Mais la distraction d’un appel avec kit mains libres ne doit pour autant pas être sous-estimée...
La recherche d’un objet dans la voiture, les émotions comme les pleurs ou la colère, accroissent aussi le risque.

Les auteurs de l'étude estiment que les causes liées au comportement et à l’état de vigilance du conducteur (erreur de jugement, fatigue, distractions, etc) recouvrent près de 90% des causes d'accidents.

Photos © pavel_812 & © animaflora - Fotolia.com

Mis en ligne le 16/05/2016

Références
1 - Site de l’IBSR http://ibsr.be/frontend/files/userfiles/files/Barometer%20-%20Q3%202015%20-%20FR%20-%20Finaal.pdf
2 - Site de l’IBSR http://ibsr.be/frontend/files/press_releases/enquête-d-insécurité-routière-le-conducteur-belge-plus-distrait-que-ses-voisins-européens.pdf
- T. Dingus, J. Horrey. Driver crash risk factors and prevalence evaluation using naturalistic driving data. PNAS 2016 : 1513271113v1-201513271. 

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