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TDA/H: un nouvel avis du Conseil Supérieur de la Santé

Votre enfant est difficile ? Autour de lui, on parle d'hyperactivité ? Vous êtes parent d'un enfant souffrant d'un trouble de déficit d'attention et/ou d'hyperactivité ou vous êtes un adulte dans ce cas ?

TDAHLe Conseil Supérieur de la Santé vient de baliser la route à suivre.

Terminé, de taxer d'hyperactif tout enfant difficile, agité, peu concentré ou trop impulsif !
Les experts du Conseil supérieur de la Santé (CSS) ont précisé le juste cadre d'intervention vis-à-vis des troubles de déficit d'attention et/ou d'hyperactivité (TDA/H).

Ainsi, le CSS invite les médecins généralistes, lorsqu'ils suspectent la présence de cette affection complexe, à orienter les personnes ou les familles vers une équipe de médecins spécialisés et formés à ce type de troubles.

Ces experts seront chargés de confirmer le diagnostic, et ce sans se baser uniquement sur l'un ou l'autre questionnaire existant en la matière, ou sur l'une ou l'autre échelle d'évaluation ou unique observation comportementale.

Ils donneront ensuite des conseils et proposeront éventuellement un traitement médicamenteux.
Suggéré d'office aux adultes concernés (sans exclure une possibilité de thérapie cognitive et comportementale), pour les enfants, ce traitement ne devrait être préconisé immédiatement que pour les cas jugés sévères. Le médecin généraliste pourra assurer le suivi du traitement médicamenteux et le patient verra le spécialiste au minimum une fois par an.

Et pour les situations légères à modérées ? La thérapie devrait d'abord passer par des formations de groupe adaptées (ouvertes aussi aux cas sévères), et susceptibles de renforcer les aptitudes d'autocontrôle, de résolution de problèmes et/ou de fonctionnement social.
Des soutiens psychothérapeutiques individuels seront également proposés.
Si cette approche s'avère insuffisante, un traitement médicamenteux sera envisagé.

Parallèlement, il est recommandé à tous les parents de suivre également des programmes d'entraînement aux aptitudes parentales.

Quant aux enseignants, le CSC rappelle que le dépistage de TDA/H ne fait pas partie de leurs missions. En revanche, dans le cadre de leur formation, ils doivent bénéficier de connaissances leur donnant les méthodes de soutien adéquat et les aptitudes nécessaires à l'accompagnement d'enfants présentant des troubles du comportement. Les enseignants confrontés au problème pourront également faire appel au PMS afin d'être soutenus.

Le suivi de telles recommandations devrait, entre autres, permettre d'éviter de prescrire inutilement des médicaments non dénués d'effets secondaires. Mais cet objectif ne pourra être réalisé qu'à une seule condition : proposer suffisamment de possibilités de soutiens individuel ou en groupe aux familles et aux personnes concernées. Or, constate le CSS, ce n'est pas encore le cas dans notre pays...

Vous pouvez aussi lire sur ce site notre article "TDHA: troubles de l'attention et hyperactivité"

Photo © kmiragaya - Fotolia.com & Marzanna Syncerz - Fotolia.com

Mise en ligne le 26/09/2013

Référence : Publication du Conseil supérieur de la santé n° 8846. Good clinical practice en matière de reconnaissance, de diagnostic et de traitement du TDAH.

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