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Viande rouge: en manger moins!

Les Belges trop gros carnivores ?

vache2Avec une moyenne de 640 grammes de viandes rouges (et/ou de charcuteries) par semaine, les Belges augmentent leurs risques de cancer colorectal.

L'idéal ? Ne pas dépasser 500 grammes ou - mieux encore- se contenter de 300...

Il serait temps que les (trop) gros carnivores que nous sommes revoient sérieusement leurs comportements alimentaires. La preuve ?

Le récent avis du Conseil Supérieur de la Santé (CSS) confirme que nous mangeons trop de viandes rouges (ce qui représente toutes les viandes, sauf les volailles) et de charcuteries. Nous augmentons ainsi les risques de cancer colorectal (côlon, rectum), 3è cause de décès par cancer en Belgique (2è pour les non-fumeurs).

On considère actuellement que 30 % des cancers trouvent leur origine dans notre alimentation. En particulier, depuis 1975, les preuves s'accumulent pour établir un lien manifeste entre la consommation de viande rouge et le cancer colorectal. Quant au saumurage utilisé dans la fabrication et la conservation de charcuteries à base de viande rouge, il fait généralement appel à des nitrites et à des nitrates qui aggravent les effets nocifs de ces viandes grasses.

Une santé de fer

Après avoir examiné 18 publications concernant, au total, plus de 1,5 million de personnes, le verdict des experts du CSS est donc sans appel.

Avec, en moyenne, 640 grammes de viande rouge par semaine, les Belges dépassent le seuil maximal conseillé, fixé à 500 grammes.

Pourtant, en se contentant de doses plus réduites encore, autour de 300 grammes par semaine (et sans opter pour des charcuteries, ou bien le moins possible), les cancers colorectaux pourraient diminuer jusqu'à 20 % par an (on en éviterait ainsi plus de 1200 nouveaux cas chaque année).
Pas de souci, de telles doses suffisent à couvrir les besoins en protéines et en fer.

Il ne s'agit donc pas de supprimer toutes les viandes rouges, mais de les consommer différemment, avec modération, et/ou de les remplacer par de la volaille, du poisson (2 fois par semaine), des repas végétariens.

Lors de la cuisson des viandes rouges, il est recommandé également d'utiliser des épices et des herbes aromatisées (ail, romarin...) pour leurs antioxydants, bien utiles face aux oxydants contenus par la viande cuite. De plus, cette dernière ne doit pas être brunie ou brûlée (ce qui arrive fréquemment lors des barbecues) ou, si cela n'a pas été le cas, il faudrait éviter de consommer ces parties trop cuites. Vous pouvez aussi lire notre article "Barbecue, pour ne garder que le bon".

En tout cas, les experts du CSS estiment qu'il est plus que temps de modifier les recommandations de consommation en matière de viande rouge (notamment du Plan National Nutrition Santé) : plus vite les consommateurs les intégreront au jour le jour, mieux ils se porteront dans le futur.

Pour rappel, la prévention du cancer colorectal passe aussi par d'autres changements de comportements, car il existe d'autres facteurs de risques importants du cancer colorectal : l'arrêt du tabagisme, une consommation d'alcool modérée (pas plus de 2 à 3 verres par jour pour les hommes, de 1 à 2 au maximum pour les femmes), une alimentation riche en fibres, ainsi qu'une activité physique régulière et suffisante.

Enfin, il faut souligner qu'un régime plus riche en aliments d’origine végétale contribue à un mode plus écologique de production d’aliments. 

Mise en ligne le 20/1/2014

Référence
- Avis du Conseil Supérieur de la Santé n° 8858. Viande rouge, charcuterie et prévention du cancer colorectal. Résumé. 4 décembre 2013.
Avis complet (en anglais uniquement). 

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