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Migraine: un mal de tête pas comme les autres

"J'ai mal à la tête". Cette affirmation recouvre des réalités très différentes.
Le plus fréquemment, il s'agit de céphalées de tension. Plus douloureuses, les crises de migraines présentent des causes et des symptômes spécifiques.

migraine2Maux de tête et, plus encore, migraines, altèrent la qualité de vie et peuvent être une cause fréquente d'absentéisme scolaire ou professionnel.
Dans un grand nombre de cas, elles sont négligées et sous-diagnostiquées, comme s'il ne s'agissait pas d'une véritable maladie. Or il existe des solutions pour soulager les douleurs, tout comme pour prévenir ou limiter le nombre de crises, leur intensité et leur durée.

Feu orange : On compte environ 3 femmes migraineuses pour 1 homme. Les crises peuvent débuter dès l'enfance ou l'adolescence. Avoir des parents migraineux augmente le risque de souffrir soi-même de cette affection.

Céphalée ou migraine ?

Les céphalées de tension sont sans gravité, mais parfois invalidantes. Elles sont souvent provoquées par une tension musculaire, ou par de la fatigue, du surmenage, ou une mauvaise position de travail. Elles donnent généralement l'impression d'avoir la tête et les tempes enserrées par un casque.

La crise de migraine provoque un mal de tête intense et plus durable (de 4 à 72 heures) qu'une céphalée de tension.
La douleur est souvent localisée (par exemple d'un côté du crâne ou autour d'un œil), lancinante, avec des lancements ou des pulsations au rythme des battements du cœur. La migraine a tendance à se répéter (de quelques fois par an à plusieurs jours par mois).
Elle s'accompagne parfois de nausées et de vomissements, de troubles de la vision, d'une sensibilité accrue à la lumière, aux bruits ou aux odeurs, d'un malaise général. Souvent, la crise de migraine empêche de mener les activités quotidiennes. 

Dans certains cas, la migraine est précédée par des signes précurseurs que l'on appelle « aura ». Ces signes durent quelques minutes et la personne est généralement capable de les identifier très vite. Il peut s'agir d'une fatigue anormale, de troubles visuels, d'irritabilité, d'engourdissements, de troubles de l'élocution.

La migraine résulte de phénomènes neurologiques complexes dont on commence seulement à comprendre les causes. Malgré son caractère parfois impressionnant, elle n'est pas dangereuse.

Feu vert : La tenue d'un "journal des migraines" permet souvent d'identifier ses facteurs déclencheurs individuels - un stress, un repas sauté, la fumée de tabac, certains aliments (dont l'alcool -vin, bière-, le chocolat, le glutamate...). Il est alors possible de tenter de les éviter.

Feu orange : Chez la femme, les crises de migraine sont souvent liées aux cycles hormonaux. Elles sont plus fréquentes à l'approche des règles et disparaissent alors en général à la ménopause.

Faire la différence

D'autres maux de tête correspondent à des affections proches de la migraine mais qui ont un mécanisme différent, comme les algies vasculaires de la face (cluster headaches) ou les névralgies du trijumeau.

D'autres causes moins spécifiques de maux de tête sont les sinusites, les troubles de la vision non corrigés (ou les lunettes mal adaptées), l'hypertension artérielle, voire l'intoxication au monoxyde de carbone...

Les causes plus graves sont aussi – heureusement – beaucoup plus rares : tumeur cérébrale, thrombose ou hémorragie cérébrale, méningite.

L'avis de son médecin généraliste est donc précieux, afin d'établir un diagnostic aussi précis que possible

Feu rouge : Lorsqu'un mal de tête est intense, qu'il est accompagné de symptômes inhabituels, qu'il survient après un choc, provoque un évanouissement, des difficultés à parler ou à marcher, un avis médical urgent s'impose.

Migraine: l'importance d'un traitement adapté

A chaque type de maux de tête, ses traitements.

Les antalgiques comme le paracétamol, ou les anti-inflammatoires comme l'ibuprofène permettent généralement de soulager les céphalées de tension.
Mais attention : outre leurs possibles effets secondaires (comme des troubles digestifs), paradoxalement, un abus de ces médicaments risque de provoquer des maux de tête et de les accentuer.

Outre le repos (si possible dans un endroit sombre et calme), les antalgiques constituent aussi la première réponse à donner aux crises de migraine. Néanmoins, ils ne suffisent pas toujours. Des médicaments, les triptans, proposés sous différentes formes (sprays, comprimés, injections) s'avèrent parfois efficaces. Ils permettent de diminuer les symptômes, voire de couper la crise.

Lorsque les crises de migraine sont intenses et fréquentes (plus de 3 par mois), il faut envisager un traitement médicamenteux de fond, à visée préventive. Votre médecin généraliste pourra vous conseiller. 

Par ailleurs, les techniques de relaxation (comme le biofeedback) sont un complément bien utile.

Feu rouge : Si, pour calmer des maux de tête, vous prenez des antalgiques plus de 10 à 15 jours par mois, consultez votre médecin.

Feu vert : Plus une crise de migraine est traitée dès ses premiers signes, plus les médicaments sont efficaces.

Photo © Johan Larsen - Fotolia.com

Mise à jour le 16/11/2012

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